Quelle part de nous meurt avec et quelle part de nous survit aux lieux que nous habitons, quand le désordre climatique en périme les habitudes  ?

Dans le cadre du Festival de la Terre (Correns, Cotignac, Le Val), le master écopoétique et création d’Aix-Marseille Université a présenté L’ÉTÉ OÙ LA RIVIÈRE A TARI, une proposition d’écriture de Loréna Bur (Confiances), Maud Grunenwald (Perdre les eaux) et Camille Ruiz (Canoës). Les trois textes ont été lus par Clément Amézieux sur le bord de l’Argens à Correns, devant la fontaine de la mairie à Cotignac et au vieux lavoir du Val.

Les voix qu’on peut entendre le soir, une divinité africaine – l’orixa exu – et un chat que la maladie a rendu difforme  (Camille Ruiz) , la chute des corps, qu’ils soient fascistes ou capitalistes (Frédéric Neyrat), les îles qui émergeront quand le réseau planétaire ira s’affaisser (Ada Loueilh), des larves de méduses qu’on propulse dans l’espace pour voir si elles naîtraient et se développeraient (Louis Haentjens), un jeu de cartes incompréhensible, tenant à la fois du poker ou du tour de magie, et qui vire au drame (Stéphane Lambion), une serre walipini sous terre et dans la tête, des signes mudras, un devenir végétal (Etienne Michelet), un rituel  pour « reprendre corps avec la nuit »  (Lucien Raphmaj),  agitation nerveuse, rage de dents ou crise d’angoisse dans le hall des urgences d’un hôpital (Eugene Da Foz), etc.