Carson McCullers

Carson McCullers est devenue un nom au firmament des lettres américaines, auteur de livres dont beaucoup peuvent citer les titres sans forcément les avoir lus comme ils devraient l’être : Le cœur est un chasseur solitaire, Reflets dans un œil d’or
A l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain (anniversaire qui est aussi le cinquantenaire de sa mort, le 29 septembre 1967), les éditions Stock rééditent cinq titres emblématiques de celle que Tennessee Williams qualifiait d’« auteur le plus important d’Amérique, voire du monde », préfacés par des auteurs français contemporains, soulignant l’acuité et la modernité d’une œuvre qui les a chacun profondément influencés.

Clément Bénech (chemise blanche) et Olivier Steiner, dans le salon de Camille Laurens un soir de 31 décembre, quelque part avant minuit.
Clément Bénech (chemise blanche) et Olivier Steiner, dans le salon de Camille Laurens un soir de 31 décembre, quelque part avant minuit.
Olivier Steiner : Alors, cette grasse mat, terminée ?

Clément Bénech : Oui à peu près !

OS: Sorti hier soir ?

CB : Non, écrit et lu (Rosset, L’Invisible)

OS: Bien ! Good boy ! ça doit te plaire, Rosset, j’imagine bien que ça te plaise.

OS:  C’est français « j’imagine bien que ça te plaise ? », j’ai comme un doute soudainement.

CB: Haha je suis très fan oui… ça me semble français, ça me choque pas !

OS: Bon. Tu sais qu’on est pas tout à fait seuls en ce moment ?

CB: Dans l’univers tu veux dire ?

OS: Oui, ça, déjà, c’est sûr, c’est même certain. Mais dans cette fenêtre de tchat non plus. Je pense à Diacritik tu sais, j’aimerais publier un dialogue avec toi, de l’écriture courante comme aurait dit l’Autre. Et puis ça fait des lustres qu’on se s’est pas vus, pas vraiment parlés….