Cette rentrée d’hiver est éclairée par la parution chez P.O.L du très beau César et toi de Marianne Alphant. Centré et concentré autour de la figure de Jules César, ce puissant texte est une enquête archéologique, une exploration biographique, une tentative d’approche de César, du césarisme, de la fascination que le guerrier romain a pu exercer au fil des siècles jusqu’à nous. A partir des restes de l’histoire, dans les trous du texte latin, Marianne Alphant se saisit de César pour mener une remarquable réflexion sur les fragments du temps présent et passé. Diacritik ne pouvait manquer d’aller à la rencontre de l’écrivaine le temps d’un grand entretien.

On découvre le mot déconstruction dans le dictionnaire bien avant son usage par Derrida, fort heureusement. Et il est incontestable qu’on en trouve mention chez Husserl autant que chez Heidegger. Mais que le mot existe, qu’il faille se mesurer à la définition qu’on pourra en rencontrer même dans le Littré, cela n’a rien d’extraordinaire en soi, cela ne fait pas un scoop.