Fouad Laroui (DR)

De Fouad Laroui, écrivain maroco-néerlandais de langue française, on avait gardé le souvenir émerveillé de son Une année chez les Français (2010), succulente et sensible découverte par un enfant marocain, l’auteur probablement, de la langue et de la culture française. Depuis, Fouad Laroui, mène de front une carrière d’ingénieur, au Maroc, au Royaume-Uni, et de professeur de sciences économiques, à Amsterdam, où il enseigne aujourd’hui l’économétrie et les sciences de l’environnement. Et celle d’écrivain, avec une production régulière de romans, de nouvelles, de chroniques journalistiques qui en font un des auteurs les plus attachants de cette génération d’intellectuels, originaires d’Afrique du Nord, le Maroc en l’occurrence, et qui témoignent avec une grande lucidité sur la présence de l’Islam.

Jean Pruvost

Vient de paraître, aux éditions JC Lattès, un ouvrage au titre décapant, surtout par les temps que nous vivons… Nos ancêtres les Arabes – Ce que notre langue leur doit. Son auteur, Jean Pruvost était sur le plateau de La Grande Librairie le 13 avril 2017, avec Claude Hagège, Tahar Ben Jelloun et Muriel Gilbert. Il se présentait comme un « dicopathe », ne se plaignant pas du tout de la maladie qu’il a contractée il y a bien des années car c’est une saine maladie qui fait voler en éclats les clichés.
Le titre choisi, soulignait François Busnel allait faire grincer des dents… Tahar Ben Jelloun remarquait alors que pour entrer en langue ou en littérature, il n’est « pas besoin de visa »…

Hédi Kaddour vient de publier un « roman-monde », Les Prépondérants, chez Gallimard. Il est un auteur rare, de ceux qui laissent infuser les textes en eux, et offrent à leurs lecteurs de petites merveilles ciselées, éminemment politiques sous le souffle de l’aventure et du romanesque. Dans son dernier roman, entre autres livres en filigrane, nombre d’échos à l’univers romanesque et journalistique de Stendhal, des Marginalia au Rouge et le Noir, en passant par Lucien Leuwen. L’occasion pour Diacritik de sortir des sentiers battus et de proposer à Hédi Kaddour une « interview Stendhal » à laquelle il a bien voulu se prêter mais, qu’avec sa bienveillante malice coutumière, il a transformée en interview… Starsky et Hutch.