Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Graffiti, Lyon — Photo : Arno Bertina
Graffiti, Lyon — Photo : Arno Bertina

« J’ai une maladie, je vois le langage« .

L’affection est partagée, et se répand sur Internet comme un virus : taper « Graffiti » dans le moteur de recherche de FlickR ou d’Instagram, ces plateformes de partage de photos sur le Net, c’est risquer la surchauffe du système, l’incendie du hashtag, tant sont nombreux les groupes constitués autour de ce centre d’intérêt. Pourquoi l’univers numérique, dont on se plaît constamment à décrire l’immatérialité supposée, recueille-t-il avec tant de soin, cette écriture à même les murs que sont les graffiti ?