C’est toujours quand on désespère de ne pas trouver de bande dessinée susceptible de relancer ce qui, depuis l’enfance, apporte quelque viatique à nos rêves, qu’une petite pile d’albums à l’esprit aventureux arrive sans prévenir, contredisant cet incipit en forme de lamento.
Véronique Sels
Quand on s’intéresse de près à tel ou tel « objet culturel », ce qui compte tout d’abord, c’est d’apprécier la prise de risque de son auteur ou de son autrice. Si quelque chose nous semble ne serait-ce qu’un peu remis en jeu, il devient possible – même si leur absence est avérée – d’ajouter des mots aux mots, en conscience des nombreux coups de gomme à venir sur les premiers jets de cet ajout, dessinant peu à peu les contours d’un espace d’échanges.