« Je quitte Paris contaminée par les idées révolutionnaires »
Tarsila do Amaral

Au Brésil, tout le monde la connaît par son prénom : Tarsila. Elle est un peu la mère de tou.te.s les artistes. Mais Tarsila do Amaral, c’est d’abord cette fille de la grande bourgeoisie qui s’est libérée du carcan des traditions pour venir étudier l’art à Paris en 1920 dans ce qu’il avait de plus avant-gardiste, et qui est retournée au Brésil « pour détruire la peinture » (pour plagier Poussin parlant de Caravage). Tarsila do Amaral en effet a fait voler en éclat tous les codes de la bonne société de Rio et de Sao Paulo. Elle a peint des personnes non-blanches, ancien.ne.s esclaves, mis en avant les peuples autochtones, les classes populaires, jusqu’à être jetée en prison en 1930 par le dictateur Getulio Vargas, qui l’accusait de sédition.