Dernier acteur encore en activité de l’âge d’or du cinéma italien, Marco Bellocchio est touché par la grâce depuis le début des années 2000 et ce chef d’œuvre « Le sourire de ma mère ». On a peine à citer un autre cinéaste qui enchaine depuis 20 ans les grands films, voire les chefs d’œuvres (n’ayons pas peur des mots quand ils sont les bons). Avec « L’enlèvement », le cinéaste signe une nouvelle fresque intimiste qui, en racontant l’histoire incroyable d’une injustice au XIXème siècle, nous parle, dans la grande tradition du cinéma italien, de notre XXIème siècle menacé de nous faire replonger dans l’obscurantisme.