Christophe Honoré

Depuis son ouverture en novembre dernier, le Salò déploie du jeudi au dimanche ses « 120 nuits » selon son auguste et essentiel modèle pasolinien. Cette semaine, carte blanche pour nuit pareillement blanche est offerte à Christophe Honoré qui, du 9 au 11 février, de 22h à 6h, propose « un jeune homme épris de littérature » ou 3 jours de résidence pour un cinéma imaginaire, un théâtre réel, une lecture rêvée, des concerts vrais et un amour inventé.

Avec Pulsions pasoliniennes, Fabrice Bourlez entraîne Pasolini dans un jeu singulier et étrange. En effet, l’œuvre de Pasolini est dans cet essai moins confrontée que greffée à celles d’autres auteurs, ou de philosophes et essayistes, pour rendre possible que se dessinent des idées nouvelles, des directions, des questionnements de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions être ou ne plus être. Il y est ainsi question de corps, de sexualité(s), de queer, de psychanalyse, d’écriture, d’images, de politique – et d’un dehors qui toujours nous emporte vers des devenirs encore inconnus.