Avec son premier livre, Rose Vidal, née en 1997, écrit le manifeste d’une jeunesse qui opère depuis la plus absolue des modernités. Se présentant comme un roman sans histoire, son livre Drama Doll, qui initie la collection Aventures dirigée par Yannick Haenel chez Gallimard (avec Les mouvements de l’armée rouge en 1945 de Julien de Kerviler qui sort le même jour et dont nous parlerons ici très vite) annonce : « Je suis de la génération qui ne souffre plus. » Et c’est un paradoxe : tout le travail de l’écrivaine porte sur la douleur.