« Récit personnel » annonce un avertissement liminaire : The Red Parts de Maggie Nelson, d’abord paru en 2007, avec adjonction d’une préface inédite en 2012, paraît en français en cette rentrée, aux éditions du sous-sol, dans une très belle traduction de Julia Deck.

7 janvier 1977. Gary Gilmore est exécuté, pour un double meurtre commis « de sang froid » en juillet 1976. Il se rêvait « gangster pour bousculer les gens », admirait Gary Cooper et Johnny Cash. L’Amérique a été fascinée par ce criminel hors du commun qui exige son exécution, refuse de faire appel, interroge la célébrité paradoxale que lui confèrent les médias, l’utilise pour confronter son pays à ses propres contractions, à l’échec de son système répressif. Norman Mailer en fait le sujet central de son roman, Le Chant du bourreau, The Executioner’s Song, publié en 1979, couronné par le prix Pulitzer, disponible en français, dans une traduction de Jean Rosenthal, en Pavillons poche.

17 janvier 1977. Gary Gilmore est exécuté, pour un double meurtre commis « de sang froid » en juillet 1976. Il se rêvait « gangster pour bousculer les gens », admirait Gary Cooper et Johnny Cash. L’Amérique a été fascinée par ce criminel hors du commun qui exige son exécution, refuse de faire appel, interroge la célébrité paradoxale que lui confèrent les médias, l’utilise pour confronter son pays à ses propres contractions, à l’échec de son système répressif. Norman Mailer en fait le sujet central de son roman, Le Chant du bourreau, The Executioner’s Song, publié en 1979, couronné par le prix Pulitzer.

Mohamed Ali, légende de la boxe, triple champion du monde des poids lourds, est mort dans la soirée du vendredi 3 juin 2016 à Phoenix (Arizona) : « après un combat de 32 ans contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali est décédé à l’âge de 74 ans», a annoncé son porte-parole Bob Gunnell. Ses obsèques auront lieu dans sa ville natale de Louisville (Kentucky).

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En postface à Un dernier verre au bar sans nom, Jonathan Lethem raconte sa découverte de Don Carpenter à la librairie d’occasion Moe’s de Berkeley, dans les années 90 : le choc arriva via Deux comédiens et l’évidence d’une « vision des choses si humaine, ironique et captivante ». Puis ce fut Sale temps pour les braves, premier roman de Carpenter, la quête de ses premiers titres dans d’autres librairies d’occasions, l’envie de le rencontrer (trop tard), enfin l’envie, avec George Pelecanos, de le faire découvrir à d’autres lecteurs.

« C’est ici que commence l’histoire d’Un dernier verre au bar sans nom (Fridays at Enrico’s) » : le livre est inédit, c’est le dernier écrit par Carpenter avant son suicide en 1995 mais si le roman était achevé, il n’avait pas été revu par l’écrivain. Certains passages doivent encore être élagués, des répétitions évitées, et Jonathan Lethem se charge de ce travail d’édition. C’est ce roman que les lecteurs français peuvent à leur tour découvrir, grâce aux éditions Cambourakis qui publient toute son œuvre et au travail exceptionnel de sa traductrice, Céline Leroy.

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Nous apprenons la triste nouvelle de la mort de Jean-Pierre Carasso, traducteur hors pair des plus grands : Carver, Hemingway, Norman Mailer, Alice Munro, la liste est infinie… C’est à travers ses mots, et ceux de sa compagne Jacqueline Huet, que nous avons lu La Conjuration des imbéciles, Jay McInerney, redécouvert Last Exit to Brooklyn («œuvre hallucinée» selon ses propres termes en postface de la nouvelle traduction du livre, en 2014), lu Jim Dodge ou Stanley Elkin. Il a traduit plus de 400 livres depuis le tout premier, Hamlet et Œdipe d’Ernest Jones.