« Les entités vivantes supérieures n’étaient même plus des organismes : c’étaient des coalitions, des associations, des parlements » cette phrase extraite du dernier roman de Richard Powers, Sidérations, pourrait être un commentaire du Fleuve qui voulait écrire, collectif qui vient de paraître. Le livre rassemble les auditions du parlement de Loire dont Camille de Toledo assure la « mise en récit ». Questionnement de nos liens au vivant et de la personnalité juridique des non humains, Le Fleuve qui voulait écrire est une nouvelle syntaxe des lieux et des êtres, la grammaire d’entrelacements qui modifient nos regards et nos représentations.