Le 8 mai 1880, Gustave Flaubert prend un bain — moment quotidien et ordinaire, sauf ce jour-là, puisque l’écrivain meurt une heure plus tard d’une attaque cérébrale sans doute précédée de l’une de ses coutumières crises d’épilepsie. La scène traverse, têtue, le dernier (et puissant) roman de Régis Jauffret, Le dernier bain de Gustave Flaubert, récit de cette fin et des pensées qui traversent l’écrivain, roman d’une dernière heure qui condense une vie et une œuvre. Qu’est-ce que mourir pour un écrivain ?