Il ne faut pas croire que La Guerre éternelle d’Olivier Rolin, malgré son sous-titre, ne parle que de Troie. C’est bien d’une permanence de la guerre, d’une certaine conception de la guerre et de l’Histoire que traite ce livre, comme le souligne l’exergue emprunté à Walter Benjamin, rappelant que l’ange de l’histoire, tourné vers le passé, ne voit « qu’une seule et unique catastrophe ». Troie est l’autre nom de cette guerre éternelle à laquelle les hommes se livrent et, plus surprenant, l’autre nom de l’amour.