Ripley : There’s a monster in your chest. (…) It’s a really nasty one. And in a few hours it’s gonna burst through your ribcage, and you’re gonna die. Any questions?
Purvis : Who are you? 

Ripley : [smiles] I’m the monster’s mother.

Il y a dans le personnage d’Ellen Ripley, depuis le premier film jusqu’à celui de Jean-Pierre Jeunet, une gravité, une densité presque, qui l’isole en la différenciant, des hommes et des femmes qu’elle côtoie.

Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

Ripley : Hey, I feel like kind of a fifth wheel around here. Is there anything I can do? 
Sergeant Apone : I don’t know, is there anything you can do?

Dans l’une des premières scènes de la Director’s Cut d’Aliens (James Cameron, 1986), Ripley est assise sur un banc face à un paysage de forêt virtuel, dans la station orbitale qui l’a recueillie. Sa navette a dérivé cinquante-sept ans dans l’espace : c’est par un hasard incroyable qu’elle a été retrouvée vivante.