C’est un plan glaçant, l’un des plus beaux de ces dernières années, un plan sur une nuque, des bruits de pas…la nuque, quelqu’un qui s’approche, le pardon ? La sentence ? Avec cette nuque, il y a le spectateur, l’Iran. Dans l’incertitude. Tout va chavirer.
Iran
Le film Sept jours, sorti le 6 août en salle, est réalisé par Ali Samadi Ahadi, cinéaste iranien exilé en Allemagne.
Récemment sorti en salle, Mon gâteau préféré est dédié par Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha « aux femmes honorables de notre pays qui sont montées en première ligne dans la lutte pour le changement social ».
« Supprimez tout ce qui n’est pas pertinent dans l’histoire. Si dans le premier acte vous dites qu’il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. S’il n’est pas destiné à être utilisé, il n’a rien à faire là. »
(Anton Tchekhov)
Le dernier film de Mohammad Rasoulof commence par le plan d’une arme et de projectiles, et nous savons alors que nous sommes au premier acte d’une tragédie. Selon le principe du fusil de Tchekhov, si vous introduisez une arme au début de l’œuvre, il faudra nécessairement qu’elle serve, nouant le drame. De fait, ce premier plan, énigmatique, fera planer sur le film entier une tension qui ira crescendo jusqu’à ce que le théorème se vérifie inexorablement.
Neufs récits qui mettent en scène les tracas de la vie quotidienne vécus par des gens ordinaires de tous les âges de la vie et des deux sexes : homme, femme, enfant, adolescente, sénior. Neuf plans séquences focalisés sur un seul personnage, différent à chaque fois, placé face à un interlocuteur invisible mais présent par sa voix en off, nous introduisent dans des bureaux, parfois des salons, où se déroule un entretien entre un citoyen lambda avec un agent de l’administration lambda.