La réédition aux éditions Terrasses de deux des six romans écrits par Jean Pélégri est une opportunité de (re)lecture pour les amoureux des œuvres nées de l’Algérie et pour ceux qui veulent comprendre les tensions d’une colonie de peuplement. C’est particulièrement vrai pour Le Maboul, édité en 1963 et dont on ne peut pas dire qu’il ait rencontré son public. Le roman, Les Oliviers de la justice, plus aisé d’accès tant idéologique qu’esthétique, a eu un sort moins sévère, d’autant qu’il a été soutenu par son adaptation cinématographique.

Écrire comme si tout s’animait autour de soi d’un vaste chant, d’un feu multiple, comme si chaque objet se déplaçait, prêt à vous rendre le témoignage de sa présence.
Écrire pour être deux, pour être mille et savoir qu’au bord de la lampe où vous vous consumez, il y a d’autres têtes à se regarder, d’autres bouches à se prendre et qu’au bout du compte votre chaleur se multiplie.
René Philoctète, poète haïtien

En ces temps de confinement qui ont pris au dépourvu la plupart d’entre nous, les conseils et astuces pour meubler le temps se multiplient sur tous les supports possibles ; parmi eux, des incitations à lire. A notre tour d’y aller de suggestions de lectures… francophones !