De toutes pièces est l’improbable journal, tenu sur quatre saisons, de la constitution pièce à pièce d’un cabinet de curiosités par un « curateur » anonyme pour de non moins anonymes commanditaires – une sorte de journal extime alternant les descriptions de l’extraordinaire des pièces avec l’ordinaire du collectionneur, enfermé dans le hangar où s’accumule son trésor caché.

De toutes pièces est l’improbable journal, tenu sur quatre saisons, de la constitution pièce à pièce d’un cabinet de curiosités par un « curateur » anonyme pour de non moins anonymes commanditaires – une sorte de journal extime alternant les descriptions de l’extraordinaire des pièces avec l’ordinaire du collectionneur, enfermé dans le hangar où s’accumule son trésor caché.

Samuele

Il aurait fallu parler de Fuocoammare, par-delà Lampedusa au moment de sa sortie le 28 septembre 2016. Mais on peut encore le visionner dans certaines salles, en Italie le DVD est déjà sorti, sans doute il sortira bientôt en France. L’Ours d’Or obtenu au 66° Festival de Berlin assure en tout cas à la pellicule une bonne visibilité. Et elle aura peut-être un autre bel avenir puisque Fuocoammare a été choisi pour représenter l’Italie dans la course aux Oscars.

Jakuta Alikavazovic
Jakuta Alikavazovic

 

Jakuta Alikavazovic, une blonde, un bunker. Un roman singulier et intrigant, un diamant brut, quasi insaisissable. Il est des romans, comme La Blonde et le Bunker, que l’on garde en soi, et longtemps pour soi, jalousement. Qui demandent à être relus, repris, apprivoisés. Qu’on a peur aussi, disons-le, de ne pas savoir rendre, tant ils échappent pour une part, sont dans cette magie d’un indicible, le propre des grands textes. « Je me suis souvent demandé quelle vie menaient mes livres en mon absence », dit John, l’un des personnages du livre. La Blonde et le bunker se redessine en creux dans votre imaginaire, s’imprime et se grave, tant le mystère est son essence.

Lionel Ruffel
Lionel Ruffel

« Tout problème en un certain sens en est un d’emploi du temps » affirmait, depuis sa coutumière intransigeance, Georges Bataille au seuil résolu de sa méthode de méditation qui désirait lui faire apercevoir, au-delà des sombres voiles d’un temps toujours à soi dérobé, l’instant souverain d’une expérience qui dirait la matière du présent, lui trouverait son nom enfin réel dans le langage et n’abandonnerait pas le contemporain à la part maudite de toute pensée. Nul doute qu’une telle conception qui dessine le temps comme une savante et multiple architecture dont le présent se tiendrait comme l’indépassable et permanente clef de voûte trouve un fracassant écho dans Brouhaha de Lionel Ruffel, puissant essai sur le sens du contemporain et de ses mondes qui vient tout juste de paraître chez Verdier.

Lionel Ruffel
Lionel Ruffel

Quelques jours avant la sortie — le 11 février prochain — et la critique sur Diacritik de Brouhaha, puissant essai de Lionel Ruffel qui questionne le contemporain comme concept pour dire notre temps, retour sur le premier effort réflexif du critique littéraire, Le Dénouement. Paru en 2005 chez Verdier dans la collection « Chaoïd », s’y dévoile déjà l’essentiel d’une pensée parmi les plus neuves de l’époque.