Certaines semaines ont un goût de cendres. Comme celle qui vient de s’écouler, s’ouvrant avec l’annonce de la mort de David Bowie. La fin d’une époque. « La mort viendra et elle aura tes yeux« , écrivit deux heures plus tard Johan Faerber, citant Pavese… et nous sommes descendus « dans le gouffre muets ». Pour Olivier Steiner, le secours vint de Marguerite Duras et de Flaubert, pour célébrer le Thursday’s child. Parce qu’il fallait bien se rendre à l’évidence pourtant informulable, « Et puis David Bowie est mort« , le fantôme d’Hérouville n’est plus, nous laissant floating in the most pecular way.

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A tout seigneur, tout honneur : si les membres de la Newsroom vous ont livré leurs coups de cœur musicaux, littéraires, cinéphiliques et – toute honte bue – leurs articles préférés… rendons aux lecteurs ce qui leur appartient, à savoir leurs choix de lectures, avec les articles les plus lus sur Diacritik depuis le lancement du site le 23 septembre 2015.

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Des coulisses sous le signe du neuf (le chiffre et l’adjectif) dont l’homophonie renvoie à l’expérimental « Revolution 9 » des Beatles, au 9ème art, à l’académie éponyme, aux dictons populaires – « au gui l’an neuf », « qui vole un neuf… » – et, c’est un peu facile on vous l’accorde, à la nouveauté, thème principal de ce neuvième épisode des coulisses de la Newsroom de Diacritik.

Des bords des rues pleuvaient des morts et le drapeau les recouvrait.

Des frères et sœurs, des pères et mères, versaient les larmes.

Mais j’ai éteint la télévision.

J’ai coupé la radio.

Je me suis retiré des réseaux sociaux.

J’ai arrêté de lire la presse.

J’ai déchiré Le Monde, le Parisien. L’Express, Télérama, Libération.

J’ai farfouillé dans ma bibliothèque.

J’avais en tête cette phrase d’Harold Searles, psychanalyste, celle au sujet du commentaire.

« Le commentaire réitéré dans le dos du fou et qui rend fou »