Il semble quand même un peu illuminé, Byung-Chul Han, quand il nous livre, comme il le fait depuis quelques années déjà, des livres intitulés « Vita contemplativa »,  « Parler de Dieu » ou aujourd’hui « Contre la société de la peur » – qu’il sous-titre carrément, dans ce dernier cas : « L’esprit de l’espérance », et où il milite – philosophiquement – contre la dépression nationale, internationale, planétaire… Où il nous appelle ainsi à « penser » et même à « faire l’idiot » – car, dit-il, « seul celui qui est capable d’être idiot accomplit un nouveau départ, une rupture radicale avec ce qui existe déjà et quitte ce qui a été pour ce qui vient. Seul l’idiot peut espérer. »