Le Palmier entraîne le lecteur sur les pas de Vive, huit ans, dans un jardin en apparence merveilleux et protecteur mais soumis à des intrusions violentes et à la mort. « Le langage est un rempart contre l’oubli », confie Valentine Goby. Dans ce parcours vers un dévoilement final, l’enquête menée par Vive sur ce palmier, qui n’est pas qu’un palmier, déploie une poétique du dédoublement et de l’attention au détail, au monde, à sa beauté et à ses failles, comme le souligne l’entretien que l’autrice nous a accordé.

Hybridité des personnages, des genres littéraires, de la langue… La dimension d’hybridité est résolument au centre de mélusine reloaded, le premier roman de Laure Gauthier, poétesse et performeuse. Paru dans le Domaine français des éditions Corti, il a reçu le Prix du Premier Roman Français 2024. Dans ce récit, à la fois fable féministe, dystopie écologique et conte futuriste, l’autrice réinvente la légende de la fée mi-femme, mi-serpent, pour en faire un personnage politique, (éco)féministe, qui œuvre à la reconstruction d’un pays post-démocratique. Écrit dans une prose poétique, mélusine reloaded est une critique écopoétique de notre société et de ses dérives, la quête d’une autre voie, prônant la force de la transformation en même temps qu’un lâcher prise nécessaire. Je crois au pouvoir de transformation de l’être humain », nous a confié Laure Gauthier. En l’acceptation de notre propre hybridité, donc.