Un couple se brise, comme le verre à moutarde Musclor que Tristan avait acheté au temps du bonheur, parce qu’il lui rappelait son enfance. Émilie, qui déménage après la rupture, ne le recollera pas. Ce n’est que le premier d’une série d’objets quotidiens que la narratrice du dernier livre de Clémentine Mélois emballe dans des journaux avant de les placer, « façon Tétris », dans les cartons. Elle empaquette et se souvient. Chaque « bricole » est « chargée à ras bord de sa propre histoire », et mis bout à bout les objets finissent par « composer un portrait en creux » non seulement de cet amour désormais défunt mais de qui elle fut, est et espère devenir.