On pourrait dire que c’est l’histoire d’une robe : la robe de princesse dont toute petite-fille se doit de rêver. Avatar de celles qui firent pleurer Peau d’Âne ou que les fées de la belle au bois dormant coloraient d’un coup de baguette magique, une robe de mariée trône pendant toute la représentation sur le plateau de Lacrima, au cœur de toutes les conversations, au centre de toutes les préoccupations : elle en est le fil, blanc, le motif central et obsédant.

La pièce commence au futur. Un futur proche de nous mais néanmoins postérieur à la catastrophe. Une éclipse a enlevé à l’humanité une de ses moitiés. Et ce n’est pas un hémisphère qui a disparu ou un peuple qui a été décimé mais au cœur de chaque famille un membre ou deux qui s’est volatilisé pendant les quatre minutes de cette nuit en plein jour. La moitié restante tente donc de rester vivante en espérant l’autre.