Avant qu’une certaine intelligentsia ne me tombe sur le râble comme les chasseur de lapins déciment impunément les lagomorphes à grands coups de 12 durant la saison officielle de la tuerie de masse de faisans, perdreaux de l’année et autres gibiers gambadant et bramant de conserve, je tiens à préciser que le vœu du titre de cette chronique à tiroirs écrite en ce premier jour de l’année 2018 est bien évidemment tiré du Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges, à la page 68 de l’édition poche de 1985. C’est vous dire si ma misanthropie ne date pas d’hier.

Action LGBTQI devant le CSA

Depuis plusieurs jours, une stratégie de pinkwashing se met en place dans les médias. Quelques dizaines d’annonceurs, qui jusque-là avaient richement financé l’émission TPMP, se découvrent des valeurs, une morale, affirmant que l’épisode du piège tendu par Hanouna à des hommes gays serait contraire à ces valeurs. Ces entreprises qui payaient pour que leurs publicités soient diffusées durant l’émission se retirent, drapées dans un Rainbow Flag, mettant un terme au financement de TPMP. Pourtant, cet épisode n’est pas un « dérapage », selon le mot utilisé dans la presse pour atténuer la charge de la critique, un accident différent de ce qui se passe d’habitude dans l’émission : il n’est qu’un moment d’une série continue de propos et de mises en scène homophobes et sexistes.