À une époque où le mot littérature se réduit souvent à l’idée hégémonique de roman, il n’est pas désagréable de se souvenir de l’emploi mémoriel et vital que la littérature a eu en des temps paniques – ainsi que l’illustre l’œuvre haute, première, essentielle de Nadejda Mandelstam, alors que paraît au Bruit du Temps l’édition du Troisième livre.
Arthur Conan Doyle
Conan Doyle en Pléiade… On imaginait cela impossible, ne serait-ce qu’il y a une dizaine d’années. Lovecraft, oui, on est un peu moins surpris. Celui-là a une fibre littéraire qui le ferait accepter même par ceux que l’étiquette de la littérature de genre rebute. Et puis il y a son style et le genre, le fantastique (qui a toujours été le sous-genre le mieux accepté par la grande littérature – voyez Balzac, Maupassant, Borges). Mais Conan Doyle ?