À la suite de la récente et énième séquence homophobe de Touche Pas à Mon Poste !, on peut se demander si à l’ère d’Internet, les émissions de plateau tels Touche Pas à Mon Poste !, On n’est pas couché ou Salut Les Terriens ne sont pas devenus des monstres. La persistance de ces émissions (et leur propension à l’excès autant qu’à la vacuité) n’illustre-t-elle pas la célèbre citation de Gramsci : « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » ?

D’après la légende, désireux d’acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes, le roi Mithridate VI (132-63 av. J.C.) avait réussi à s’immuniser totalement contre leurs effets en ingérant régulièrement de petites doses tout au long de son existence. A tel point qu’au moment de se donner la mort, il se rendit à l’évidence et à pied à la caserne la plus proche afin de se faire embrocher par un de ses mercenaires pour pouvoir en finir. Moins d’une semaine après l’élection américaine, dressons un parallèle entre l’empoisonnement antique et le populisme contemporain qui a conduit successivement au Brexit et à l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

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Prenez trois personnages, Moshe, Nana et Anjali. Un garçon, deux filles, trois possibilités. Celle du « ménage à trois » en particulier. C’est la trame, éculée (volontairement, essentiellement éculée), de Politique, le premier roman d’Adam Thirlwell, écrivain anglais, né à Londres en 1978, classé dans la liste des vingt meilleurs jeunes romanciers britanniques par la prestigieuse revue Granta, en 2003, pour ce livre.