« J’ai trouvé dans le Bauhaus l’expression la plus parfaite d’un art dégénéré » (Joseph Goebbels)

D’abord, il y a la musique… Symphonique, une ouverture, qui semble annoncer un thème, la sonate d’une musique de film. Mais voilà, l’ouverture ne se finit pas, elle se répète, magistrale, un peu angoissante. En tendant l’oreille, ce dont l’ouverture nous laisse le temps, on entend une multitude de sons, comme autant de pistes, comme autant de sujets. Elle annonce un film qui fait mine de raconter la naissance d’une nation pour finalement en être le requiem.

« Elle était pour partie une reine, pour partie une enfant misérable, parfois à genoux devant son propre corps, parfois au comble du désespoir à cause de lui », Arthur Miller, Timebends : A Life (1988)

Depuis le 28 septembre, Blonde d’Andrew Dominik est visible sur Netflix. Poème à rallonge boursouflé de 166 minutes qui regarde pour le meilleur Pablo Larrain (Jackie, Spencer). Pour le moins bon, Baz Lhurmann (Elvis). Pour le pire et le lacrymal à haute dose, Olivier Dahan (La Môme), Liza Azuelos (Dalida).