1.

J’aurais voulu avoir achevé la lecture de ce livre merveilleusement inactuel et plutôt inattendu (même si, en réalité, on l’attendait impatiemment), qui sonne cependant assez familièrement aux lecteurs obstinés de ce travail (dont je fais partie depuis le temps d’Orange Export Ltd, éditeur d’ouvrages aujourd’hui plus que rares à trouver, d’une splendeur non-maniérée, faisant état d’une éthique minimaliste et composés en principe de quelques pages typographiées – 5 pouvant suffire à composer un volume tiré en 9 exemplaires) avant que d’en entreprendre je ne sais quel rapport critique (ce que l’on nomme recension, chronique, fragments d’un journal de lecture, que sais-je ? – j’ai proposé la dernière fois pense-bête, gardons cette expression).

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Hervé Laurent pour sa très belle revue L’Ours blanc.