Sagalovitsch1

Dans le premier volume de la saga Sagalovitsch, Simon partait Loin de quoi, dans un « Canada de cocagne », direction Vancouver : « Trente et un an. Un âge bâtard. Un âge qui ne veut rien dire. Comme le numéro trois dans une équipe de foot ». Un océan entre lui et sa mère, lui et la France antisémite. Loin de quoi ? le point d’interrogation avait son importance : peut-on réellement (se) fuir, laisser derrière soi sa « félicité toute zelignienne » (comprenez dépression chronique), sa judéité, son hypocondrie ? Non, sans doute. Difficile pourtant d’aller plus loin :

« Après c’était le Pacifique, et puis après c’était quoi déjà ? Le Japon, l’Australie, la Russie ? Enfin, après c’était loin ».

A «Star Wars 7» (presque imprononçable, essayez de le dire très vite pour voir), préférez «Le retour de la force» (ou «The Force Awakens» si vous êtes puriste, bilingue ou simplement snob), ce qui a l’avantage de faire de vous de véritables warsies (l’équivalent des Trekkies, fans du Capitaine Kirk et de Monsieur Spock). Et de ne pas sombrer dans le ridicule au moment d’ânonner «Bonjour, je voudrais une place pour «starwarsète» s’il vous plaît» au guichet de votre cinéma préféré le 16 décembre prochain.