Certains films produisent sur nous un effet immédiat : on sort de la salle, secoué, comme bousculé. On aimerait en dire beaucoup de bien, mais, curieusement, le film s’efface, on l’oublie. Quelques mois plus tard, il n’en reste plus grand-chose. A l’inverse, plusieurs mois après l’avoir vu, Une affaire de famille traine encore dans la tête, y a établi ses quartiers, grossit : c’est un de ces films entêtants, marquants, qui s’imposent à nous petit à petit jusqu’à l’évidence : ce que l’on croyait être un très bon film est bien plus encore : une œuvre majeure.