Mathieu Brosseau (DR)

Dans Data Transport, Mathieu Brosseau nous amenait dans un récit-traversée, n’ayant pour but que ce passage, récit composé en son cœur de lettres ne pouvant parvenir nulle part. Récit traversé et récit traversant, c’était l’écriture qui induisait, au niveau des personnages mêmes, un état de porosité avec le monde et les mots tendant à dissoudre les attaches de leur identité dans le tout autre de l’écriture.

À l’occasion de son dixième anniversaire intitulé « Appels d’air », la manifestation des « Littérature : enjeux contemporains » organisée par La Maison des écrivains, à l’initiative de Sylvie Gouttebaron et Dominique Viart, se place sous le signe de l’ouverture, de l’exploration, et de l’invention. Diacritik en sera l’un des invités ce samedi lors d’une table ronde au théâtre du Vieux-Colombier en compagnie des revues Vacarme et En Attendant Nadeau pour discuter, avec Alain Nicolas, du désir de revue aujourd’hui.

Laura Vasquez
Laura Vazquez

Si, je suis constamment choqué. Lisez donc mes livres, c’est un amoncellement de millions de chocs. C’est un alignement non seulement de phrases, mais d’impressions de choc, Thomas Bernhard.

Le matin je ne suis pas de bonne humeur, au début de l’après-midi je n’ai pas assez de force, vers la fin de la journée je peux écrire un peu parfois, dans mon appartement, dans mon bar vide préféré. Quand une lecture est programmée, j’écris la veille le texte. Je ne veux pas savoir ce que j’ai fait. Je me sens sombre et mal à l’aise quand on me parle de mes textes je dois disparaître du temps.