Pendant plusieurs années, Stéphane Beaud, spécialiste des problèmes d’immigration et d’intégration, a mené enquête auprès d’une famille algérienne venue en France et dont il fit connaissance au terme d’une intervention publique. C’était, d’entrée de jeu, un beau cas : un couple parental d’origine populaire et plein de bonne volonté, huit enfants aux naissances étalées sur seize ans (1970-1986), une grande demande d’éducation par l’école, enfin une dispersion de la famille dans l’espace hexagonal depuis la « cité » provinciale jusqu’à Paris et la Seine-Saint-Denis.