Longtemps la curiosité eut mauvaise réputation. Elle était le vilain défaut par excellence. Les religions la décriaient, les moralistes s’en méfiaient. Il est vrai que, confondue avec l’indiscrétion ou l’espionnage, elle était (et reste) peu vertueuse. En revanche, en ce qu’elle conduit à la connaissance dans son immense variété, elle se confond avec la vie même.