Kai Miller

Rarement un personnage de roman ne s’en était autant pris à un narrateur. Tandis que L’authentique Pearline Portious semblait s’ouvrir tranquillement, romanesquement dirons-nous, dans le temps du « il était une fois, en Jamaïque, dans une léproserie », Pearline Portious vient rompre brutalement l’illusion référentielle pour haranguer sans façon le lecteur et lui raconter ses malheurs. Rendez-vous compte, il s’avère qu’un narrateur effronté s’ingénie à construire un roman, autant dire des mensonges, des niaiseries, sur son propre compte.