« Fin du monde, fin du mois : même combat ! » scande la jeunesse engagée dans les  mobilisations pour le climat. Ce slogan bien ficelé révèle un malaise théorique, une difficulté philosophique : la compatibilité entre l’amélioration du niveau de vie et la protection de la planète. Alors que la révolte des Gilets Jaunes a mis en lumière le possible antagonisme entre la préservation du climat et l’intérêt des classes populaires, la gauche se questionne : comment concevoir une articulation convaincante entre écologie politique et amélioration des conditions matérielles des classes laborieuses ?