Au mois de juillet de cette année, Steve Bannon a annoncé la fondation de The Movement, formation destinée à unifier les opposants souverainistes et nationalistes à l’Union Européenne. Le nom et la physionomie de cet ancien conseiller de la Maison Blanche commencent ainsi à nous devenir plus familiers. Pour qui aura visionné des épisodes récents de la série Homeland, son image vient se superposer mentalement à celle de Brett O’ Kieffe, le nouveau protagoniste introduit depuis la saison 6.

Depuis une semaine bientôt, troquets, réunions à la machine à cafés ou encore attroupements à la photocopieuse ne bruissent que de l’affaire Zemmour, celle qui, dimanche dernier, le vit affirmer à Hapsatou Sy que son prénom ne se contentait pas de pas être assez français mais qu’il était, en outre et pour finir, « une insulte à la France ».

Avec Herzl : une histoire européenne, qui paraît ces jours-ci aux éditions Denoël, Camille de Toledo livre, avec l’inventive compagnie d’Alexandre Pavlenko, son premier roman graphique. Plus que jamais attentif aux formes les plus contemporaines d’expression, Camille de Toledo choisit ici, de manière aussi inattendue que neuve, de déployer le sombre récit d’une figure historique du judaïsme, Theodor Herzl, en la donnant littéralement à voir par les noires illustrations de Pavlenko dans toute sa puissance tragique.

Orwell & Churchill

Thomas Edwin Ricks est une figure du journalisme américain. Spécialiste des questions de sécurité et du domaine militaire, il a été récompensé, par deux fois, par le prix Pulitzer pour ses reportages, en 2000 pour le Wall Street Journal et, en 2002, pour le Washington Post. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Fiasco: The American Military Adventures in Iraq (2006) et The Gamble: General David Petraeus and the American Military Adventure in Iraq, 2006-2008 (2009), qui ont été deux immenses succès de librairie et qui ont montré comment l’administration Bush et l’armée américaine se sont fourvoyées en Irak. Thomas E. Ricks travaille désormais en journaliste indépendant et collabore régulièrement au New York Times, au Washington Post, au New Yorker, à la BBC, à Sky News, au Guardian et fait partie de la rédaction du magazine Foreign Policy.
Comment un journaliste spécialiste des affaires militaires a-t-il pu s’intéresser à deux monuments, l’un politique, l’autre littéraire ? Et comment diable Thomas Ricks s’y est-il pris pour unir ces deux personnalités de l’histoire du vingtième siècle au Royaume-Uni ?