Pourquoi, cette année encore, la rentrée littéraire reconduit-elle avec une telle insistance la scène familiale comme lieu privilégié de la fiction : figures parentales disparues ou défaillantes, enfances marquées par la blessure, silences transgénérationnels, secrets de filiation, héritages énigmatiques, archives exhumées et photographies à partir desquelles l’écriture entreprend moins de restituer les morts que dinterroger ce qui, deux, continue dagir dans le présent ? La question pourrait sembler relever de la sociologie éditoriale. Elle mérite pourtant d’être déplacée vers la psychopathologie sociétale. Car finalement la répétition elle-même fait symptôme.