Les habitudes contemporaines de langage, essentiellement fondées sur la vie et les comportements politiques, ont mis en exergue un sens très spécifique, lié à la racine du vocable (« pragma », l’action), et qui promeut une pratique utilitaire, reléguant ainsi dans l’ombre un des piliers fondamentaux de la linguistique. Il convient donc non seulement de donner une définition et de faire le rappel historique qui s’impose, d’autant que la pragmatique a fait l’objet d’une certaine condescendance, pour ne pas dire un mépris affiché — n’a-t-on pas entendu parler de « galimatias » dans certains regrettables colloques, pour évoquer la pragmatique (dans ces cas-là la tolérance implique de n’en point trop parler et la fraternité de ne pas citer de noms…) — , vis à vis de ce pan constitutif de la linguistique de la part de collègues universitaires, linguistes présumés compétents et ramenés à un oubli mérité.

Il y a aussi peu de trémolos dans Le Voleur de voitures que dans Le Vin de la jeunesse de John Fante. Et les larmes montent aux yeux avec la même douceur, provoquées par une émotion simple, je dirais presque suffisante, essentielle. J’aime les livres des éditions Tusitala en ce qu’ils sont — pour ceux de la veine que je dirais « sociale » du catalogue — un vrai baromètre de ma sensibilité.