Indispensable autant que stimulant : tels sont les deux mots qui viennent distinctement à l’esprit après la lecture du bref essai de Ludivine Bantigny, L’Ensauvagement du capital qui vient de paraître dans la déjà formidable nouvelle collection « Libelle » au Seuil. L’essayiste y revient sur les luttes sociales récentes et celles à venir en distinguant au cœur du capitalisme dans lequel nous vivons une logique de l’ensauvagement et une barbarie comme moteur qui assimile sa logique à celle d’un colonialisme qui n’ose pas dire son nom. La violence aveugle du capitalisme peut-elle être contrée ? Comment sortir de cette banalisation épuisante de la violence au quotidien ? Telles sont les questions que Diacritik est allé poser à l’historienne le temps d’un grand entretien.