Virtuose et fascinant : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit pour qualifier le premier roman de Rebecca Gisler, D’Oncle qui vient de paraître chez Verdier. Dans une maison de guingois, un oncle lui-même boiteux et reclus, entouré de sa vie et de monceaux d’ordures, fascine tendrement ses neveux. Dans une langue traversée de soubresauts de fantastique, étreinte par les rythmes de l’ordure, Rebecca Gisler dévoile un univers singulier qui, s’il doit explicitement à Beckett et plus encore à Eugène Savitzkaya, explore l’envers d’un quotidien où les fluides corporels ouvrent à un surprenant sentiment d’être. Autant de raisons pour Diacritik d’aller interroger Rebecca Gisler afin de saluer une des très grandes réussites de cette rentrée littéraire.