Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

Ed Kemper, Dennis Rader, Jerry Brudos, Richard Speck, ces noms ne diront sûrement rien au public français mais de l’autre côté de l’Atlantique, ils appartiennent à un panthéon monstrueux : celui des plus célèbres tueurs en série des États-Unis. Diffusé depuis le 13 octobre sur Netflix, Mindhunter remonte le temps et opère une plongée morbide dans les arcanes de l’investigation policière et dans la psyché de ceux que l’on n’appelait pas encore des serial killers.

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En 1948, la publication de La Loterie dans les pages du New Yorker fait scandale. Le récit d’un monstrueux rituel païen dans un petit village de la Nouvelle Angleterre horrifie les lecteurs qui vont tenir pour la réalité ce qui n’est qu’une fiction signée Shirley Jackson (nouvelliste américaine majeure et dont le roman La Maison hantée sera considéré plus tard par Stephen King comme l’un des meilleurs romans d’horreur du XXè siècle). L’année du centenaire de la naissance de Shirley Jackson, Miles Hyman adapte le texte et réalise bien plus qu’une mise en images : il restitue avec virtuosité l’ambiance 50’s et fantastique du récit originel, l’histoire de villageois qui, immuablement, reproduisent chaque année un tirage au sort terrible et cruel…