Ripley : There’s a monster in your chest. (…) It’s a really nasty one. And in a few hours it’s gonna burst through your ribcage, and you’re gonna die. Any questions?
Purvis : Who are you? 

Ripley : [smiles] I’m the monster’s mother.

Il y a dans le personnage d’Ellen Ripley, depuis le premier film jusqu’à celui de Jean-Pierre Jeunet, une gravité, une densité presque, qui l’isole en la différenciant, des hommes et des femmes qu’elle côtoie.

Call: I’ve read Morse — I’ve read all the banned histories. She gave her life to protect us from the beast. You’re not her.

Une fois les gants de boxe retirés — après avoir renversé son gobelet, Call est chassée par ses compagnons et leur envoie les fameux gants au visage (cf. RIPLEY(S) : CRÉATION I) —, la jeune femme (on ne sait pas encore qu’elle est un androïde à ce stade du film) se met en quête de Ripley.

Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

Ed Kemper, Dennis Rader, Jerry Brudos, Richard Speck, ces noms ne diront sûrement rien au public français mais de l’autre côté de l’Atlantique, ils appartiennent à un panthéon monstrueux : celui des plus célèbres tueurs en série des États-Unis. Diffusé depuis le 13 octobre sur Netflix, Mindhunter remonte le temps et opère une plongée morbide dans les arcanes de l’investigation policière et dans la psyché de ceux que l’on n’appelait pas encore des serial killers.

En 1948, la publication de La Loterie dans les pages du New Yorker fait scandale. Le récit d’un monstrueux rituel païen dans un petit village de la Nouvelle Angleterre horrifie les lecteurs qui vont tenir pour la réalité ce qui n’est qu’une fiction signée Shirley Jackson (nouvelliste américaine majeure et dont le roman La Maison hantée sera considéré plus tard par Stephen King comme l’un des meilleurs romans d’horreur du XXè siècle).