FID Marseille

Il en va d’un festival comme d’une institution. Il comporte ses cadres, ses règles, ses codes, ses figures et ses objets. Les objets d’un festival de cinéma, ce sont les films. La communication d’un festival s’appuie sur eux, ce qu’on en dit et ce qu’on ne dit pas, leur accueil ou leur condamnation. Le FID est un festival à visage humain où chacun sent, je crois, que des films impliqués dans le monde contemporain attendent qu’on se tienne à la hauteur de ses effets sur nous. C’est une institution et un espace politique – plus qu’un espace de sélection. J’ai donc quitté mes réflexions du moment pour entrer dans des questions de cinéma et des questions politiques.

Maxime revient vers sa maison à Pripyat, Ukraine, après l’accident nucléaire survenu à Tchernobyl
Maxime revient vers sa maison à Pripyat, Ukraine, après l’accident nucléaire survenu à Tchernobyl

Caen, le 26 avril 2016

Chère Simona,

J’espère que tu te portes au mieux depuis que nous nous sommes rencontrés à Caen. Le sinistre anniversaire des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl, me replonge, malgré moi, dans les souvenirs et impressions de mes voyages dans la zone interdite.

Quand je t’ai évoqué, pour la première fois, cette expérience tu m’as dit, reprenant malicieusement les mots de Duras : « Christophe, tu le sais bien, tu n’as rien vu à Tchernobyl ».

Simona, tu ne pouvais pas mieux dire !