Dirigée par Carole Aurouet, la collection « Le cinéma des poètes » (Nouvelles Éditions Place) réunit des études brèves et stimulantes consacrées à de nombreux auteurs et à leurs rapports au cinéma. Desnos, Picabia, Duchamp, Roussel, Duras ou encore Michaux ou Aragon (liste largement non exhaustive) figurent au catalogue du « Cinéma des poètes ». Christelle Reggiani, à laquelle on doit de nombreuses études sur Perec et la direction de ses Œuvres en Pléiade, signe un Perec et le cinéma dans cette foisonnante collection.

Nous avons lu Perec au fil des ans, de 1965 (Les Choses) à 1978 (La Vie mode d’emploi). Puis nous l’avons relu et, plus souvent, nous avons découvert certains recoins de son œuvre. Quelle merveille que Le Voyage d’hiver qui me fut donné à lire récemment ! L’imitant, seul ou entre amis, nous avons aussi versé dans le jeu des Je me souviens ou bien encore nous sommes essayés aux mots croisés inventés par l’écrivain, sans aboutir jamais. Bref, Georges Perec nous a toujours amusés, captivés, envahis, ravis. Et voilà que l’ensemble de son œuvre littéraire paraît en Pléiade en deux forts volumes accompagnés d’un riche Album retraçant, photos et documents à l’appui, une vie et une carrière en zigzag. Une entrée solennelle en littérature.