Après 366 pages de lecture, on ne sait toujours pas pourquoi le personnage principal du Poison boit comme il boit, c’est-à-dire comme un trou, un gouffre, un abîme. Ce n’est ni pour la soif ni pour le goût, car soit il avale vite et ne profite pas de l’instant, soit il boit lentement pour seulement « savourer de dévaler ». Ni parce que son père est parti trop tôt et que sa mère, à l’inverse, était trop présente, ni parce qu’une association d’étudiants, la mal nommée Fraternité, l’a humilié en l’excluant de ses rangs. Ou peut-être un peu pour toutes ces raisons, qui sont évoquées sans être approfondies parce que le sujet du livre n’est pas là. Il est dans la lente et patiente et précieuse description du long, du pernicieux, du fatal effet de l’alcool sur un buveur.