15 novembre 2025. Tenir un journal de lecture, ce n’est pas seulement consigner au jour le jour des notations sur ce qui arrive, c’est aussi se souvenir – se remémorer ce qui a tendance à fuir, à s’évaporer, à se laisser recouvrir. Alors que m’apprête à passer la journée en compagnie de deux de ses livres (déjà en partie traversés les semaines passées), je tente de me souvenir de la première fois que j’ai lu avec attention un livre de Georges Didi-Huberman, non en exégète plus ou moins spécialisé, mais en flâneur du Terrain vague : quelqu’un qui cultive ses lacunes, comme on le fait d’un jardin.