Ken Liu America

Il ne fait guère de doute qu’en proposant un recueil des nouvelles de Ken Liu, Ellen Herzfeld et Dominique Martel, les bibliographes du site Quarante-Deux, savaient qu’ils allaient rééditer le triplé gagnant des recueils de Greg Egan Axiomatique (2006), Radieux (2007) et Océanique (2009), chez le même éditeur. De fait, l’auteur sino-américain est l’un des nouvellistes les plus récompensés de ces dernières années, pour des nouvelles aussi originales que réussies, alliant la force des idées à la beauté de l’écriture. Avec ses dix-neuf textes, La Ménagerie de papier permet donc de découvrir toutes les facettes du talent de Ken Liu, invité du festival America 2016.

Kateb Yacine
Kateb Yacine

« Pour écrire Nedjma, il m’a fallu sept ans. C’est que l’art, comme le bon vin, exige beaucoup de temps. » (1988)

« Beaucoup (…) n’ont pas besoin de livres pour vivre. Pauvres idéalistes ! Ils ne savent pas que les livres, à la fin des fins, resteront la dernière propriété de l’homme, propriété rarissime… Les révolutions commenceront plus que jamais dans les bibliothèques. » (1953)

Kateb Yacine

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Tout naît d’une demande éditoriale adressée à Erri De Luca, choisir et traduire du yiddish quelques œuvres d’Israel Joshua Singer, frère du Nobel, inconnu du lectorat italien. Tout part de sa connaissance et de son amour pour le yiddish, et, surtout de ce que représente cette langue. Un univers — « elle possède une structure grammaticale allemande, elle est écrite en caractère hébraïque, elle se lit de droite à gauche » — une mémoire — « parlée par onze millions de Juifs d’Europe de l’Est et rendue muette par leur destruction » — et enfin une famille d’élection, « le yiddish ressemble à mon napolitain, deux langues de grande foule dans des espaces étroits ».

Laura (Anne Kessler) et le Capitaine (Michel Vuillermoz)
Laura (Anne Kessler) et le Capitaine (Michel Vuillermoz)

« Dévorer ou être dévoré, voilà la question ! »
Strindberg, Père, Acte III

On remercie Eric Ruf d’avoir invité Arnaud Desplechin à la Comédie française et de lui avoir offert la prestigieuse salle Richelieu pour qu’il monte sa première mise en scène théâtrale, Père d’August Strindberg. Desplechin qui a à son actif neuf longs métrages – son dernier, Trois souvenirs de ma jeunesse, sorti en mai 2015 –, trois courts métrages, un téléfilm (La Forêt) et un film-documentaire (L’Aimée) est indéniablement une figure marquante du panorama cinématographique français.