Ce samedi est le jour de la Marche des Fiertés de Paris qui célèbre sa40e édition avec la présence remarquée et controversé du cortège des « LBGT en Marche », soutien du mouvement d’Emmanuel Macron maintenant majoritaire à l’Assemblée Nationale. Alors que ce parti a investi le député aux déclarations homophobes Olivier Serva en Guadeloupe, que Jacqueline Gouraud et Jean-Baptiste Lemoyne qui s’étaient positionnés contre la mariage des couples de même sexe viennent de rejoindre le gouvernement, que Gérard Collomb mène une politique policière et répressive contre les migrants, ou que le Président s’adonne à des « blagues » racistes sur les Comoriens noyés sur les côtes de Mayotte, certain.e.s ont bien du mal à comprendre de quoi les LGBT En marche ont à tirer quelque fierté.
C’est dans ce sens que des militants LGBTQI ont mené cet après-midi une action de blocage du cortège pour interpeller et affirmer ce message : « Trans Bi.e.s Pédés Gouines avec les migrants. Pas de fierté sans solidarité ! ». Rencontre avec un des militants qui nous explique cette démarche.

Action LGBTQI devant le CSA

Depuis plusieurs jours, une stratégie de pinkwashing se met en place dans les médias. Quelques dizaines d’annonceurs, qui jusque-là avaient richement financé l’émission TPMP, se découvrent des valeurs, une morale, affirmant que l’épisode du piège tendu par Hanouna à des hommes gays serait contraire à ces valeurs. Ces entreprises qui payaient pour que leurs publicités soient diffusées durant l’émission se retirent, drapées dans un Rainbow Flag, mettant un terme au financement de TPMP. Pourtant, cet épisode n’est pas un « dérapage », selon le mot utilisé dans la presse pour atténuer la charge de la critique, un accident différent de ce qui se passe d’habitude dans l’émission : il n’est qu’un moment d’une série continue de propos et de mises en scène homophobes et sexistes.