Nous apprenons, avec une immense tristesse, la mort de Stéphane Bouquet. Poète, scénariste, critique, l’« ancien jeune homme » écrivait dans Tout se tient (P.O.L, 2025, lire ici la critique de Christian Rosset) se rapprocher « mais à distance des probabilités de la mort ». En hommage, nous republions l’article que Jean-Claude Pinson avait consacré à l’un de ses précédents recueils, Neige écran.
Neige écran
Inclassables souvent sont, « aujourd’hui que la poésie ne ressemble plus à rien », les livres dits « de poésie ». Et c’est plus encore le cas avec ceux de Stéphane Bouquet. Ainsi n’hésite-t-il pas, dans son dernier ouvrage, Le fait de vivre (2021), à mêler allègrement le poème, le récit et la pièce de théâtre. Poésie poïkilos, bariolée, qui créolise de la plus rafraîchissante des façons vers longs et vers courts (éventuellement avec notes afférentes), prose narrative et prose dialoguée.