« Montaigne et beaucoup d’autres après lui (les classiques) peuvent dire d’un texte : « C’est très beau, mais ça aurait été encore plus beau, ou fort, si… » Par exemple : « Virgile, c’est très bien, mais il aurait été meilleur si, comme Lucrèce… » Cela est caractéristique d’une pensée rhétorique. Il faut apprécier le scandale, dissimulé ici par l’autorité de Montaigne. Car il y a scandale, avec ces nuances, ces éloges à moitié : tout à fait impensables pour nous. […] Imagine-t-on un « Mallarmé, c’est très beau, mais parfois trop obscur » ? ou « Proust, c’est très fort, mais parfois un peu long » ? »