En partenariat avec Diacritik, Ciclic et la Maison Max Ernst vous proposent une série de cinq rendez-vous avec Camille de Toledo, autour du projet Écrire la légende. Lors de la rencontre qui aura lieu, à 20h30, ce jeudi à Huismes (37), l’écrivain poursuivra sa lecture du texte en cours d’écriture qui part des photos et des archives familiales pour explorer un Livre des Morts intime. C’est sur cette grande traversée de la mort par l’image à la croisée du documentaire et du fabulaire que Diacritik a voulu revenir avec le romancier le temps d’un grand entretien.

« Ce qui attire le lecteur vers le roman, c’est l’espérance de réchauffer sa vie transie à la flamme d’une mort dont il lit le récit » avance, au tremblement de son existence bientôt dérobée, Walter Benjamin afin de dessiner du conteur cet art du récit qui, en offrant aux hommes la vive chaleur d’un destin couronné de mort, finit par leur révéler le sens de la vie.

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Ce jeudi 17 novembre aura lieu l’épisode 3 de l’histoire du vertige initiée par Camille de Toledo à la Maison de la Poésie de Paris en partenariat avec Diacritik et Remue.net. Dans cet épisode 3, nous lirons et explorerons Danube de Claudio Magris, indique Camille de Toledo. Après la « carte de l’empire », de J.L. Borges et le vertige de la duplication du monde, après le chapitre IX du Quichotte et le vertige des « habitations fictionnelles », et de « l’entre-des-langues », nous remonterons aux sources du Danube, entre Musil et Magris, pour trouver, en Europe même, les mythes pour habiter vertigineusement, à rebours de nos nostalgies…

Après avoir clôturé en 2014 son ample et vertigineuse trilogie européenne avec Oublier, trahir, puis disparaître, Camille de Toledo offre en cette rentrée 2016 Les Potentiels du temps en compagnie de Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff, large et vibrante réflexion sur notre époque hantée de fins et de catastrophes, en particulier dans ses rapports à l’art et à la politique.